07.02.2008

Agenda du café des démocrates

5de261d6f3c3cf55f8447d5337f27a9b.jpgAprès le succès de la conférence avec Jean Matouk, (nous étions plus de 60 participants) le café des démocrates de Montpellier organisera une prochaine réunion débat avec Dominique Rousseau autour du thème très sensible de "Qu'est ce que la démocratie pour nous, vers une VIème République ?", le 18 février à 20 h 30. Le lieu sera précisé ultérieurement dès que nous en aurons connaissance.

Nous vous invitons à notre 2 ème CAFE DES DEMOCRATES  sur le thème :

La Démocratie existe t-elle encore ?

 Débat introduit par Dominique ROUSSEAU,  

Constitutionnaliste, Professeur à l'Université de Montpellier 1, Membre de l'Institut Universitaire de France

 

Le LUNDI 18 FEVRIER 2008

à 20 H 30

au Café-Restaurant la SUITE

17, place du Nombre d'Or, arrêt Antigone, Tram ligne 1

Vous aussi organisez "un café des démocrates" quelque part en France : alors contactez nous et faites nous connaitre vos lieux et dates !... cafedesdemocrates@yahoo.fr

MoDem Montpellier : résultat des courses

On connait la gourvernance de Georges Frêche à la tête de l'agglomération. Hélène Mandroux de son côté rêvait d'un destin ministériel sous une présidence Ségolène Royal, mais elle doit finalement se "contenter" de la Mairie de Montpellier. aa9fa6bce35e07db1e9885268d420685.jpgDur dur !...  Alors que Ségolène Royal a su s’affranchir des éléphants de son parti et bousculer les codes dans sa famille politique, Hélène Mandroux cultive les références à un système vieux de trente ans et reconduit ses avatars, acteurs multi-casquettes d’une équipe omnipotente : Serge Fleurence, Louis Pouget… et bien sûrs le mentor Georges Frêche dans le rôle du despote "éclairé".
In fine quand Ségolène Royal incarnait une certaine fraîcheur à gauche, la rose du parti socialiste semble un brin fanée avec Madame le maire sortant et ses 52 ans d’exercice cumulé de mandats électifs.
Mieux Hélène Mandroux avoue : « je suis dans la continuité de Georges Frêche ».

Quand les MoDem rallient la liste de Mandroux-Frêche : voici la liste MoDem publiée. Reçus mention TB (et tous éligibles) aux épreuves de calcul et de combine, retour à la logique des clans :

 

  • 4è Marc DUFOUR
  • 6è Georges Frêche
  • 13è Catherine LABROUSSE
  • 18è Frédéric TSITSONIS
  • 30è Michel ASLANIAN
  • 35è Sophie JACQUEST

Observations :


1/ Richard Mailhé
figure en 48è position (en principe pas éligible car ce serait 46), il est professeur agrégé d'EPS, en provenance de Rouen, inséré dans les jurys d'agreg, il enseigne aux STAPS de Montpellier. Il est responsable de la sphère Frêche / Vézinhet dans le domaine du sport. Roumegas le donne comme membre du staff Mandroux-Frêche.

A notre connaissance il n'est pas membre du MODEM et n'était pas sur les listes des électeurs au CN.


2/ tous les autres sont des anciens UDF - IL N'Y A AUCUN néoMODEM dans ce staff du reste autoproclamé... Sans doute la "nouvelle façon de faire de la politique"

3/ MM ASLANIAN et DUFOUR n'habitent pas Montpellier, Dufour est à TEYRAN

4/ Sophie JACQUEST est une cumularde  : elle n'a pas renoncé à son mandat de conseillère régionale UDF d'Ile de France


Question subsidiaire à ceux qui croient que Bayrou laisse les gens d'appareil s'imposer au MoDem et a préféré abdiquer au premier tour pour avoir un maximum d'élus en vue des parrainages pour les présidentielles de 2012 : êtes-vous bien certains que les Dufour parraineront Fr. Bayrou en 2012 ?
(surtout que d'ici là il est question de revenir au secret des parrainages...)

On lira aussi l'article du blog de Bénédicte Gabrielli très éloquent :

"Depuis des mois c'était évident, du moins pour un certain nombre d'entre nous. Ceux qui ont cru au bla-bla de M.Dufour ne peuvent pas dire que certains ne les avaient pas prévenus.
M.Dufour est un notable affairiste ayant décidé qu'il manquait à son ego et son prestige un titre de politicien, et qui a vu dans les voix de F.Bayrou à la présidentielle, de quoi acheter un poste. Donc vente au plus offrant, c'est à dire allégeance au PS puisque c'est eux qui détiennent le pouvoir. Pas question de s'attarder sur des points de détails comme le programme, ou le fait que le système Frêchien soit une mafia qui fait honte à la démocratie ... comme le disait l'Agglo-rieuse, JL Roumega et les verts ont toutes les raisons d'être contents !
Probable aussi que M.Dufour n'ait pas voulu prendre le risque de faire moins de 5% ce qui ne lui auraient pas permis de vendre les voix du MoDem contre une place au second tour. Rien ne pouvait assurer que coller l'étiquette MoDem sur le front d'un autocrate arrogant, à la parole creuse et sans programme, abuse autant d'électeurs qu'espéré .
.."

la suite sur le blog

04.02.2008

Rapport Attali

Après la République des Pairs de France nous voyons maintenant la République des experts bientôt peut-être aussi celle des "ex-pairs" (de France) ...  

bea14c8dfbdf0b9b4745d84d0891a9a0.jpgNous entrons dans une période électorale ( Municipales des 9 et 16 mars), période au cours de laquelle beaucoup d'entre nous retrouvent une certaine fibre politique et citoyenne.

Cela nous paraît le moment propice pour inaugurer une série de rendez-vous avec des débats sur les grands sujets concernant le "vivre ensemble", avec des intervenants d'horizons divers et de sensibilités différentes, mais toujours compétents et passionnés.

Nous vous invitons donc à un premier débat organisé par l' association "MONTPELLIER DEMOCRATE" sur le thème de la croissance, suite au rapport de la commission présidée par J.Attali.

  • Si vous êtes soucieux de ne pas vous ne laisser "conter" mais plutôt d'approfondir les divers problèmes.
  • Si vous ne voulez pas lire votre avenir dans le marc de café, ou encore évitez de vous noyer dans un verre d'eau fraiche.

Alors nous vous proposons cette première soirée au café-restaurant le BALOARD, ce lundi 4/02 à 20H 30.

Il vous est conseillé de grignoter quelques biscuits ou petits fours pour entrer dans la discussion sans avoir à montrer les dents, ce que vous pouvez même faire sur place dès 19 heures.

Thème de notre causerie : "Faut-il vraiment relancer la croissance ?" avec Jean Matouk, Docteur en Sciences Economiques, professeur honoraire des Universités, ancien président de la banque Chaix, de la Caisse Nationale de l'Energie ...

 

Association Montpellier-Démocrate, 701, av. des près d'arènes, 34070 Montpellier

     Gérard Straumann, 04.67.04.15.60                   

 

Référendum d'initiative populaire

6798b100168191b2a2ae124f8837d4a8.jpgUne étude de législation comparée en septembre 2002 (service des affaires européennes du Sénat)

Si en France le référendum est actuellement impossible en raison de sa nature plébiscitaire, il n'en va de même dans les pays où se pratique une démocratie d'opinion et où la consultation du peuple est un passage obligé. La présente étude analyse les dispositions nationales relatives au référendum d'initiative populaire en Italie et en Suisse, seuls pays européens où il existe. En effet, en Autriche et au Portugal, si le mécanisme de l'initiative populaire permet à une fraction du corps électoral de saisir le Parlement fédéral d'une proposition, il n'entraîne pas nécessairement l'organisation d'un référendum. L'organisation d'un référendum d'initiative populaire était jusqu'alors d'une organisation délicate mais aujourd'hui avec les moyens modernes de communication (internet, bureau de vote électronique) rien ne s'oppose à la mise en place de consultations sur des sujets de société et d'impliquer l'opinion publique à la gestion de l'Etat.

L'étude examine également l'exemple californien, la Californie étant l'État américain qui recourt le plus souvent au référendum.

L'analyse des dispositions italiennes, suisses et californiennes montre que :

  • dans les trois cas, le référendum d'initiative populaire donne aux électeurs un droit de veto
  • sur certains textes que le Parlement vient d'adopter ;
  • en Italie, les lois en vigueur peuvent être abrogées par un référendum d'initiative populaire;
  • en Suisse et en Californie, une fraction du corps électoral peut, par référendum, demander l'adoption de textes législatifs.

ITALIE - SUISSE - CALIFORNIE

1) En Italie, en Suisse et en Californie, le référendum d'initiative populaire donne aux électeurs un droit de veto sur certains textes que le Parlement vient d'adopter.

 Après leur adoption et avant leur entrée en vigueur, certains textes peuvent être soumis à référendum à la demande d'une partie du corps électoral. La demande de référendum a un effet suspensif : l'entrée en vigueur de la norme attaquée est subordonnée au résultat du vote.

Le délai référendaire est exprimé de façon légèrement différente, à la fois en terme de longueur et de point de départ, mais il est dans les trois cas de l'ordre de trois mois.Cette procédure, qui subordonne l'entrée en vigueur de la norme contestée à l'approbation de la

majorité des électeurs, s'applique :

  • à presque toutes les lois en Californie
  • à toutes les lois fédérales et aux arrêtés fédéraux les plus importants en Suisse ;
  • aux lois constitutionnelles en Italie, dans la mesure où elles n'ont pas recueilli la majorité des deux tiers des membres de chaque assemblée lors de la seconde délibération.

La procédure est mise en oeuvre à la demande de 500 000 électeurs en Italie, de 50 000 électeurs en Suisse, et d'un nombre d'électeurs égal à 5 % des personnes ayant participé à la dernière élection du gouverneur en Californie, ce qui représente environ 400 000 électeurs.

Pour empêcher ce dispositif de paralyser le législateur, ce dernier peut, en Suisse et en Californie, qualifier une loi d'urgente. En Suisse, l'urgence annule l'effet suspensif de la demande de référendum et permet à la norme attaquée d'entrer immédiatement en vigueur, tandis que, en Californie, elle la soustrait définitivement au champ du référendum. De plus, la Constitution californienne exclut qu'une demande de référendum puisse être présentée contre certaines lois, en particulier contre les lois fiscales ou budgétaires.

2) En Italie, les lois en vigueur peuvent être abrogées par un référendum d'initiative populaire

Presque toutes les normes de rang législatif peuvent, à la demande de 500 000 électeurs, être soumises à référendum en vue de leur abrogation, la demande d'abrogation portant sur tout ou partie de la norme contestée.

Cependant, certains textes ne peuvent pas faire l'objet d'un référendum abrogatif. La Constitution l'exclut pour les lois fiscales et budgétaires, pour les lois d'amnistie et de remise de peine, ainsi que pour les lois autorisant la ratification de traités internationaux. En outre, la Cour constitutionnelle, qui contrôle la recevabilité des demandes de référendum abrogatif, a peu à peu élaboré un ensemble de règles encadrant l'utilisation de ce dispositif. Elle a ainsi soustrait à son champ d'application les normes de rang supérieur à la loi ordinaire. Elle rejette également les demandes de référendum lorsque l'abrogation demandée risque d'altérer l'équilibre institutionnel.

Pour que la norme contestée soit abrogée, il faut, d'une part, que la majorité des votants approuve la proposition et, d'autre part, que la participation électorale atteigne 50 %.

3) En Suisse et en Californie, une fraction du corps électoral peut, par référendum, demander l'adoption de certains textes législatifs

En Californie, les initiatives populaires, qui peuvent avoir pour objet une révision de la Constitution ou l'adoption d'une loi ordinaire, sont soumises à référendum en dehors de toute intervention du Parlement.

Selon qu'elle porte sur une matière constitutionnelle ou législative, une telle initiative doit être présentée par un nombre minimal d'électeurs égal à 8 % ou à 5 % des personnes ayant participé à la dernière élection du gouverneur. Le dépôt de l'initiative populaire entraîne automatiquement l'organisation d'un référendum, à l'issue duquel la norme proposée peut être définitivement adoptée.

Si le Parlement conserve la possibilité de la modifier ou de l'abroger, la loi alors adoptée par le Parlement doit, à son tour, être validée par référendum.

En Suisse, au niveau fédéral, l'initiative populaire doit être présentée par 100 000 électeurs.

Elle ne peut être mise en oeuvre qu'en matière constitutionnelle.

Sauf dans le cas exceptionnel où elle porte sur une révision totale de la Constitution, l'initiative n'est pas directement soumise aux électeurs, mais elle est d'abord examinée par le Parlement fédéral.

Lorsque l'initiative est rédigée, c'est-à-dire susceptible d'être insérée telle quelle dans la Constitution, le Parlement fédéral peut présenter une contre-proposition. Le référendum porte donc soit sur le texte de l'initiative, soit à la fois sur ce texte et sur la contre-proposition.

En revanche, lorsque l'initiative est présentée sous forme de principes généraux et que le Parlement fédéral ne l'approuve pas, un premier référendum, portant sur l'opportunité de la révision, doit être organisé. Ensuite, si la majorité des votants approuve le principe de la révision, le Parlement fédéral doit élaborer une proposition de révision constitutionnelle, elle-même soumise à référendum. Lorsque le Parlement fédéral approuve une demande présentée en termes généraux, il élabore directement une proposition de révision constitutionnelle, également soumise à référendum.

Les propositions de révision constitutionnelle, qu'elles résultent d'une demande rédigée ou qu'elles aient été élaborées par le Parlement fédéral, doivent être approuvées à la double majorité des votants et des cantons.

De l'extinction du paupérisme

aaa9d6ec264bcd22e5b5ea07fde6c47b.jpgAprès l'influence des "carbonari" (société secrète italienne) et après son internement au fort de Ham (ses "universités" selon sa propre expression), Louis Napoléon Bonaparte produira ce pamphlet qui encore aujourd'hui ne laisse pas indifférente par sa pertinence plus d'un sicle et demi après. De 1842 à 1845, il donne ainsi quelques articles dans Le Progrès du Pas-de-Calais. Ceux-ci sont à l’origine au mois d'août 1844 d’une nouvelle publication intitulée "L’Extinction du paupérisme". Dans cet ouvrage, qui comptera six éditions, complétant ses Rêveries politiques rédigées en 1832, le prétendant bonapartiste expose ses préoccupations sociales. Celles-ci s’inspirent des idées du philosophe socialiste Saint-Simon. Pour Bonaparte, l'association est la clé des problèmes sociaux les plus aigus, ceux qui concernent le monde ouvrier en ces premières décennies d'industrialisation.

IMPÔT.

La France est un des pays les plus imposés de l'Europe. Elle serait peut être le pays le plus riche, si la fortune publique était répartie de la manière la plus équitable.

REPARTITION DES TERRES

Il y a en France, d’après la statistique agricole officielle, 9.190.000 hectares de terres incultes qui appartiennent soit au gouvernement, soit aux communes, soit à des particuliers. Ces landes, bruyères, communaux, patios, ne donnent qu’un revenu extrêmement faible, 8 francs par hectares. C’est un capital mort qui ne profite à personne. Que les Chambres décrètent que toutes ces terres incultes appartiennent de droit à l’association ouvrière, sauf à payer annuellement aux propriétaires actuels ce que ceux-ci en retirent aujourd’hui ; qu’elles donnent à ces bras qui chôment, ces terres qui chôment également, et ces deux capitaux improductifs renaîtront à la vie l’un par l’autre. On aura trouvé le moyen de soulager la misère tout en enrichissant le pays. Afin d’éviter le reproche d’exagération, nous supposeront que les deux tiers de ces neuf millions d’hectares puissent être livrés à l’association, et que l’autre tiers soit indéfrichable ou occupé par des bâtiments, les ruisseaux, canaux… , il resterait 6.127.000 hectares à défricher. Ce travail serait rendu possible par la création de colonies agricoles qui, répandues sur toutes la France, formeraient les bases d'une seule et vaste organisation dont tous les ouvriers pauvres seraient membres sans être personnellement propriétaires.

ORGANISATION

Les masses sans organisation ne sont rien sorts rien ; disciplinées, elles sont tout. Sans organisation, elles ne peuvent ni parler ni se faire comprendre ; elles ne peuvent même ni écouter ou recevoir une impulsion commune.

D'un coté, la voix de 20 millions d'hommes éparpillés sur un vaste territoire se perd sans échos ; et de l'autre, il n'y a pas de parole assez forte et assez persuasive pour aller d'au point central porter dans 20 millions de consciences, sans intermédiaires reconnus, les doctrines toujours sévères du pouvoir.

Aujourd’hui, le règne des castes est fini : on ne peut gouverner qu'avec les masses ; il faut donc les organiser pour qu'elles puissent formuler leurs volonté, et les discipliner pour qu'elles puissent être dirigées et éclairées sur leurs propres intérêts.

Gouverner, ce n'est plus dominer les peuples par la force et la violence ; c'est les conduire vers un meilleur avenir, en faisant appel à leur raison et à leur cœur.

Aujourd’hui le but de tout gouvernement habile doit être de tendre par des efforts à ce qu’on dise bientôt : le triomphe du christianisme a détruit l’esclavage ; le triomphe de la révolution française a détruit le servage ; le triomphe des idées démocratiques a détruit le paupérisme !

Louis-Napoléon Bonaparte,
L'Extinction du paupérisme, 1844.


03.02.2008

Horoscope fiction 2009

665f1a31644bb55fbcb8c547c8e3db59.jpg

JANVIER
         

  • Vous travaillez déjà plus pour gagner plus
  • Cécilia Sarkozy est retrouvée morte électrocutée dans sa salle de bain
  • Nicolas Sarkozy,  qui suspecte un député de l'UMP, dissout l'Assemblée Nationale

FÉVRIER
     

  • Passage à la semaine de 50 heures.
  • Nicolas Sarkozy quitte Carla Bruni pour Lorie.
  • José Bové meurt dans un tragique accident de moissonneuse-batteuse

MARS
        

  • Le Monde, Marianne, Libération, Le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo sont interdits en kiosque.
  • Carla Bruni meurt dans un stupide.... Mais stupide accident de tournage
  • Lorie en tournée en Colombie libère Ingrid Betancourt en prenant sa place comme otage.

AVRIL

  • Le droit de vote est supprimé pour ceux qui gagnent moins de 15 000 euros pas lois
  • Nicolas Sarkozy reçoit Kim Jong-il a l' Élysée.
  • Ségolène Royal meurt à Poitiers dans un tragique accident d'ascenseur.

MAI
        

  • Nicolas Sarkozy quitte Lorie pour Diams.
  • Le groupe France Télévision est vendu pour 1 euro symbolique au groupe Bolloré.
  • Poutine est fait Chevalier des Arts et des Lettres de la Patrie Français

JUIN       

  • Toujours prisonnière des Farc, Lorie meurt accidentellement pendant un transfert en hélicoptère.
  • C'est ballot...!
  • Vous bossez trois fois plus en prévision des vacances.
  • Nicolas Sarkozy invite Ben Laden et Georges Bush en vacances au fort de Brégançon.

JUILLET
  

  • L'impôt sur les revenus modérés double par décret et vous êtes contraints de travailler pendant les vacances.
  • Avant d'être dissout à son tour, le Sénat légalise la polygamie en France.
  • Nicolas Sarkozy se marie le même jour avec Sophie Marceau, Emmanuelle Béart et Vanessa Paradis

AOÛT
         

  • Vous n'avez plus de point sur votre permis de conduire.
  • Nicolas Sarkozy gagne 11 médailles d'or d'office aux jeux olympiques de Pékin.
  • Jean Marie Lepen et Marie-Georges Buffet meurent dans une mystérieuse panne de climatisati

SEPTEMBRE

         

  • L'Église de Scientologie devient religion d'État. Bigard nouveau pape.
  • Construction de cent-cinquante nouvelles prisons modèle par le groupe Bouygues
  • Hasard:  François Bayrou & Dominique de Villepin meurent dans un tragique accident de tracteur.

OCTOBRE

         

  • Nicolas Sarkozy légalise l'esclavage des sans-papiERS
  • Olivier Besancenot et Noël Mammère meurent dans une tragique collision de vélos.
  • Le SMIC est supprimé et l'âge de la retraite repoussé à 87 ans et demi.

NOVEMBRE
  

  • Vous travaillez toujours plus pour mettre de l'essence a 15 euros le litre dans votre cyclomoteur.
  • Nicolas Sarkozy remplace Tom Cruise pour le tournage du Da Vinci Code II .
  • La peine de mort est prononcée à l'encontre d'un SDF qui campait devant Élysé

 

DÉCEMBRE

  • Vous dépensez sans compter pour offrir une console de jeux made in China à vos enfants obèses
  • Nicolas Sarkozy s'auto-proclame empereur des Français et son gouvernement déménage à Versailles.
  • Dissolution de la CNIL, du CSA, de la CPAM, de la Banque de France et de Éducation Nationale.
  • La SNCF, la RATP et Airbus Industrie sont vendus au groupe Lagardère pour un euro symbolique.
  • Le CNRS et l'Assistance Publique pour la même somme au groupe PPR (qui râle...)
  • Les jeux de grattage de la Française des Jeux sont obligatoires pour tous une fois par semaine.
  • La Grande Bibliothèque de France est rasée pour construire une caserne de la Légion Étrangère. (Les archives nationales, jugées inutiles, sont brûlées.)
  • Suppression définitive des prud'hommes, des conseils généraux et régionaux.
  • Vente du patrimoine immobilier et mobilier de l'État et des fonds de tous les Musées Nationaux.
  • Suppression définitive du suffrage universel. Les Maires nommés par décret.
  • Interdiction des partis politiques, des syndicats et des associations à but non lucratif.
  • Un radar tous les 10 kilomètres. Un policier pour mille habitants. La délation enfin rémunérée.
  • Augmentation du budget du ministère de la guerre de 600%.
  • Campagne de recolonisation de l'Afrique.



             Vous êtes assez intelligents

             Pour compléter vous-même...



              Future bonne année 2009 !

02.02.2008

Pour un Grenelle de l'investissement

5d42156812b2090cd17386cde479f3d8.jpgUn "Grenelle de l'investissement" au lieu d'une réforme du droit de travail
Par Jean Matouk (Economiste)  
Homme de gauche, Jean MATOUK est Nîmois et Professeur Honoraire des Universités. Il a enseigné l’économie durant vingt ans à l’Université de ’Montpellier I’ et s’est vu confier la direction de diverses entreprises. Il est l’auteur de livres et de nombreux articles traitant de la politique économique...
Photo illustration : Jean Matouk et Straumann lors de sa conférence au Café des Démocrates de Montpellier

On veut bien ne pas être "déclinologue", mais le solde de notre commerce extérieur est une condamnation sans appel de la gestion économique de la France depuis de nombreuses années. Le déficit commercial de 2006 (excédent d’importation par rapport aux exportations) a représenté 2,2% de notre PIB ( la valeur de tout ce qui est produit en France en un an) en 2007.

Or, il y a trente-trois ans, en 1974-75, après le premier choc pétrolier, qui avait vu le triplement du prix du pétrole en un an, la France accusait déjà un déficit de 0,2% du PIB en moyenne sur trois ans; six ans plus tard, en 1981, lors du second choc pétrolier, qui était alors renforcé par une hausse du cours du dollar par rapport au franc (85% en trois ans), le déficit commercial français était monté à 2,3% du PIB.

Nous en sommes au même point! En 1974-75, comme en 1981-82, par comparaison, l’Allemagne, qui subissait la même hausse du prix du pétrole, continuait d’avoir des excédents. C’est encore le cas aujourd’hui: face à notre déficit de 40 milliards d'euros, elle accumule une excédent de plus de 200 milliards.

Arrêtons d'accuser le Code du travail, l'euro ou le prix du pétrole

De quoi avoir honte de l’incapacité de notre système industriel à tenir sa place dans le commerce mondial. Arrêtons donc de chercher dans le Code du travail les causes de ce mal français. Par la négociation permanente entre partenaires sociaux, les salariés allemands ont obtenu sur le long terme, largement les mêmes protections que celles données par la loi en France, et nul n’osera dire que c’est déjà l’application, des plans Hartz-Schroeder, lancés il y a deux ans, qui permettent, aujourd’hui, à l’Allemagne de se tailler des parts de marché quatre ou cinq fois égales aux nôtres en Chine et dans les autres pays émergents.

Cessons aussi de nous réfugier derrière la hausse de l’euro. Elle rend sans aucun doute plus difficiles certaines "grandes" exportations d’avions ou de centrales nucléaires, mais l’Allemagne subit exactement la même hausse! N’accusons pas le seul pétrole, comme le fit récemment le ministre en charge du commerce extérieur; nous sommes aussi en déficit hors importations de pétrole; d’autre part nos centrales nucléaires, construites à partir de 1974, justement pour nous protéger des hausses du prix de l'or noir, devraient nous mettre bien plus à l’abri que l’Allemagne! Ce n’est pas le cas.

Un déficit d'investissement du secteur privé que nous payons cher

Notre déficit commercial est le signe d’une inadaptation, tragique parce que connue depuis trente ans, de nos appareils industriel et commercial. Nous vendons trop de biens de consommation, très sensibles aux prix, et pas assez de biens industriels ou de services à haute valeur ajoutée, qui le sont moins.

Nous sommes incapables de fournir les produits industriels dont ont besoin, en ce moment, les pays dits émergents les plus dynamiques, Brésil, Russie Inde et Chine, et leurs homologues. C’est ce qui nous différencie de l’Allemagne.

Qu'est-ce qui explique cette incapacité française? En partie, le déficit d’investissement de nos entreprises ces dernières décennies, déficit dont l’effet se fait évidemment sentir aujourd’hui en termes de produits nouveaux et de technologies de pointe: en gros, entre 1990 et 2000, chaque année, les investissements privés allemands ont représenté 12% du PIB, contre 10% pour la France, soit environ 30 milliards d'euros par an en moins. Entre 2000 et 2004, les nôtres ont été plus vivaces, mais depuis trois ans, ceux d’Allemagne le sont à nouveau.

Mais, plus que leur masse, trop concentrée en France dans quelques grandes entreprises, en vue des grands contrats que l’on affiche à chaque déplacement du chef de l’Etat, ce sont les investissements des entreprises exportatrices de 250 salariés et plus, qui font la différence. L’Allemagne en possède une multitude. La France beaucoup trop peu!

Les mesures économiquement aberrantes du nouveau pouvoir

Face à ce mal chronique de notre économie, l’actuel pouvoir n’a, pour l’instant, rien entrepris qui soit de nature à la guérir. Depuis mai 2007 se sont succédés une faute économique majeure, des gesticulations sans effet et une fausse manœuvre.

La faute, ce fut, cet été, l’engagement des 15 milliards euros, chiffre communiqué au Parlement, dont 11 pour rémunérer d’éventuelles heures supplémentaires liées à une accélération attendue de la croissance, mais aussi 4 milliards de baisses d’impôt en faveur des plus aisés.

Compte tenu de l’état des finances publiques, l’Etat s’est de lui-même rendu budgétairement impuissant face à la conjoncture économique, impuissance que Nicolas Sarkozy vient d’avouer dans sa conférence de presse, mais qu’il a lui-même provoquée. Pour que les entreprises offrent des heures supplémentaires, il faut d’abord que l’activité économique se développe, et non l’inverse.

Une première gesticulation a été la mission confiée à la commission Attali de "débloquer" la croissance, alors que celle-ci n’est bridée que par notre incapacité à exporter, résultant des insuffisances d’investissements précités.

Plus récemment, dans ses interventions successives devant la presse, le Président, fidèle à sa faconde, a annoncé pêle-mêle une série de mesures sur le paiement des RTT et des heures supplémentaires des fonctionnaires, le déblocage des réserves de participations, qui n’auraient pour effet, si elles relancent un peu la consommation, que de creuser un peu plus le déficit commercial.

Sur le plan purement économique, il a annoncé aussi un meilleur partage des fruits de la croissance, puis un changement de la mesure de cette dernière, réforme confiée à l’excellent prix Nobel Stiglitz. Des mesures qui n'auront pas d'impact sur notre faiblesse structurelle.

Ces gesticulations s’intègrent parfaitement dans le show permanent qu’est devenu la politique française. Reconnaissant son impuissance à distribuer le "panem", le Président n’a plus aujourd’hui à nous offrir que des "circenses"; où il tient le rôle principal.

Négociations: syndicats, patronat et gouvernement ont raté le coche

Enfin, la fausse manœuvre, l’occasion manquée! Les partenaires sociaux ont été sommés de parvenir à un accord sur la modification du droit du travail en matière de licenciement. Un accord a été trouvé, dans lequel les acquis des syndicats semblent assez maigres au regard de ceux du patronat, si l’on considère les souhaits initiaux de celui-ci.

On voit assez clairement que les syndicats n’ont signé que pour démontrer qu’ils étaient aptes, comme leurs homologues étrangers, au compromis social. Mais la mise en place de cet accord ne corrigera en rien notre faiblesse à l’exportation.

Fausse manoeuvre, car s’il fallait impérativement réunir les partenaires sociaux, c’était, à côté du Grenelle de l’écologie, dans un "Grenelle" de l’investissement. Les sacrifices demandées et encore à demander, aux salariés pour l’équilibre des retraites, l’assurance maladie, le service minimum, voire plus de flexibilité, y auraient été contrebalancés par un engagement ferme du patronat sur une vague d’investissements privés, à côté des avantages récemment concédés en matière de transferabilité des droits sociaux et à la formation.

Mais l’Etat devait, de son côté, s’engager tout aussi fermement à consacrer 10 ou 12 milliards à la recherche-développement et à réduire son train de vie. Ce "Grenelle" aurait du même être quadripartite, avec la participation des professions de santé, largement favorisées durant les six dernières années, et qui doivent évidemment apporter leur écot en terme de stabilisation, voire de réduction des dépenses d’assurance maladie.

Alors, peut-être, peu à peu, notre tissu industriel deviendrait capable de faire jeu égal avec ses concurrents et notre balance commerciale cesserait de virer au rouge dès que le ciel économique s’assombrit.

Sauf à estimer qu’héritiers lointains de Gallo-Romains indolents et querelleurs, et d’une aristocratie qui considérait que produire était déroger, nous restions génétiquement incapables d’innover et exporter. Auquel cas, comme le souhaitaient les anti-mondialisation, il fallait rester frileusement à l’intérieur de nos frontière avec nos 2CV, nos camemberts, nos dentelles de Cholet et nos bêtises de Cambrai.

 Publié et paru dans http://www.rue89.com/articles/jean_matouk